L'amour débarque à l'improviste, comme par effraction. Un instant, et plus rien n'existe. Soudain, tout est hors temps, hors norme. Soudain, la vie ne fait plus peur. Soudain, on a le c½ur en flammes, la tête à l'envers, un vide au creux du ventre. On vit en apesanteur, on a le c½ur qui tremble, les idées Upside down. Vous ne respirez plus que par lui. Désormais, c'est lui qui a les clés. De la porte du paradis. Sans lui, vous n'êtes qu'attente. parce qu'il vous fait vivre vite, parce qu'il vous fait vivre fort. Vous vous enivrez de cette complémentarité qui devient dépendance. Car au fond, vous n'avez toujours voulu que ça. Ma tête posée sur son épaule. Nos cheveux emmêlés. la musique sourde, les cognements de son c½ur qui se mélangent aux miens. Est-ce l'amour qui rend idiot, ou n'y a-t-il que les crétins pour tomber amoureux ?Chaque fois que je le quitte, un vide comme une morsure. Le soir, seule dans mon lit, je déploie un écran gigantesque. Dans ce cinéma de mes rêves où je suis la seule spectatrice, je me projette à l'infini la scène de nos retrouvailles. Ce que je vis est ce qu'il y a de mieux. Mieux que ce que je vivrai jamais. Mieux qu'un concert où je serais au premier rang.
Extrait de Je reviens te chercher de G. Musso.